Paysage du Rouillacais Musée de la Bande Dessinée d’Angoulême École Duruy Place du minage Château de Villebois Lavalette Société Archéologique et Historique de la Charente Angoulême

La peinture de chevalet

La peinture de chevalet

La peinture de chevalet définit une oeuvre peinte réalisée sur un support mobile : bois, toile, ivoire, matériaux pierreux, métal, papier ou peau. Les supports les plus courants sont le bois et la toile.

Les techniques

Les techniques employées sont multiples. Les plus anciennes sont les peintures à la détrempe (qui utilisent des couleurs broyées à l’eau et délayées avec du blanc d’oeuf, de la colle végétale ou animale) et à l’encaustique (qui emploient la cire fondue comme liant). La découverte de la peinture à l’huile (qui consiste à utiliser l’huile comme médium) est généralement attribuée au peintre flamand Jan Van Eyck (1390-1440). Mais cette technique était déjà décrite au XIIIe siècle par le moine Théophile dans son ouvrage Diversarum artium schedula. Les techniques de peinture à l’aquarelle et au pastel sont aussi couramment employées. Avant de peindre, le peintre prépare le support. Une première couche d’encollage à base de colle ou de gomme est posée pour isoler le support de la couche picturale à venir. L’encollage est recouvert d’une préparation maigre (à base de craie, plâtre, calcium et liant de colle végétale ou animale) pour les toiles, et grasse (avec céruse et huile) pour les panneaux de bois. L’oeuvre peinte se compose de plusieurs couches : la préparation, les pigments de couleur et les liants, les glacis qui donnent transparence et éclat aux couleurs et le vernis qui unifie les tons et protège la composition.

Diagnostic préalable à la restauration

Avant de restaurer l’oeuvre, on pratique un examen documenté de celle-ci pour déterminer ses composants et son état de conservation, identifier les altérations et leur étendue, évaluer les causes des dégradations et mesurer l’ampleur de l’intervention nécessaire à sa préservation. De petits prélèvements de toutes les couches constitutives de l’oeuvre sont effectués pour vérifier leur composition et l’état de la préparation. Des analyses microbiologiques sont effectuées si la présence de champignons est effective ou supposée.

La peinture de chevalet

Tout comme le bois, la toile est sensible aux variations climatiques. Sous l’effet de l’humidité, les fils se gonflent et le tissu se rétracte. Ces mouvements entraînent l’apparition de craquelures sur la couche picturale.

Des micro-organismes se nourrissant des colles, des liants et des poussières peuvent aussi se développer sur la toile. Ces moisissures qui tâchent la peinture, peuvent parfois percer le support. Le rentoilage peut s’avérer nécessaire s’il y a une perte d’adhérence du support. Il consiste à poser au revers de la toile d’origine une toile neuve fixée par un adhésif (colle de pâte, cire, résines vinyliques, acryliques).

La restauration

La première étape consiste à nettoyer l’oeuvre par des moyens mécaniques (au scalpel sous contrôle du microscope binoculaire) ou chimiques (emploi de solvants). Mais avant d’entreprendre ce nettoyage, il est nécessaire de contrôler la stabilité de la couche picturale et de procéder au besoin au refixage des parties soulevées ou en danger. Un traitement insecticide et/ou fongicide peut s’avérer nécessaire si la présence de champignons et/ou d’insectes est avérée. Certains repeints peuvent être supprimés lorsqu’ils dérangent l’unité de l’oeuvre. Par ailleurs, le traitement des lacunes est toujours une question délicate. En effet des retouches peuvent être réalisées, mais elles doivent être facilement identifiables pour ne pas porter atteinte à l’authenticité de l’oeuvre.

Enfin, l’intervention la plus radicale, et la plus délicate, est la transposition de la couche picturale sur un autre support que celui d’origine. Elle n’est envisagée que lorsque le support est trop atteint et ne peut plus garantir la pérennité de l’oeuvre. La conservation des peintures transposées est toujours problématique car celles-ci sont plus fragiles et plus sensibles aux variations climatiques notamment.

L’altération des supports (bois et toile)

Le bois est très sensible aux écarts hygrométriques : se gonflant sous l’effet de l’humidité, il se rétracte sous l’effet de la sécheresse. Ces mouvements entraînent des craquelures et une perte d’adhérence de la couche picturale. Pour y remédier, la tendance actuelle est de poser au revers du tableau une membrane et un gel de silice destinés à assurer un microclimat.

Mais la rétractation du bois peut aussi avoir une cause naturelle : le vieillissement qui entraîne son dessèchement. Parfois le bois est colonisé par des insectes xylophages dont les larves creusent des galeries. On soumet alors le bois parasité à un gaz insecticide (préférable aux solutions liquides) en ayant pris soin préalablement de pratiquer des tests pour vérifier l’inoffensivité du produit pour la peinture. Lorsque l’humidité est importante, des champignons appelés pourriture cubique peuvent aussi se développer. Ils se nourrissent des cellules du bois qui se fragmentent en petits cubes caractéristiques.

 
lundi 13
Mai 2013
mardi 14
Mai 2013
mercredi 15
Mai 2013
jeudi 16
Mai 2013
vendredi 17
Mai 2013
samedi 18
Mai 2013
dimanche 19
Mai 2013
13/05 20 
14/05 20 
15/05 20 
16/05 20 
17/05 20 
18/05 20 
19/05 20